Sous surveillance part. I (2013)

What are those eyes scanning, hidden behind the 160 surveillance camera spread all around the city of Orleans?  This is the answer; or the question about how this project was born and grew up. After all, Orleans is the 3rd most watched city in France.

Along my night walks, I sowed hundreds of pinhole cameras (mostly beer cans) in which I inserted negatives. The weak light at night doesn’t require any calculation of time regarding the exposure. About the time needed for the development, it can change depending on the type of light.  An abandoned beer can is so common to find in the streets that no one gives attention. Therefore it’s allowed todiscover points of view quite difficult to express with a modern camera (which photographer with a sane mind would dare abandoned his Digital SLR camera in the street for a few hours, or even for an entire night?). This is how I found the way to express a surveillance camera’s point of view.

At first, pinhole cameras were discretely fixed to every kind of support in the street (such as bins, drain pipes, road signs). They were left abandoned for hours, trying to prevent any future reactions or movements made byspmebody which could print the camera film. If the pioneers of photography had used this way, they would have obtained desert streets with no human sign of life. “The Man” doesn’t print the film; but modern and luminous objects that he is moving (mobiles and cars), are actually the witness of his existence.

 

Que peuvent donc bien scruter les quelques paires d’yeux cachées derrière les 160 caméras de vidéosurveillance disséminées dans les rues d’Orléans ? Voilà comment ce projet a germé et vu le jour. Après tout cette ville est la 3ème plus vidéo surveillée de France.

Au gré de mes errances nocturne, j’ai semé des centaines de sténopés à l’aide ( pour le plus grand nombre ) de canettes dans lesquelles étaient logés des négatifs. Les faibles intensités lumineuses de la nuit n’obligent aucun calcul de temps d’exposition. Quand au temps de développement du négatif, il varie selon le type d’éclairage.
Une canette de bière à l’abandon dans la rue est d’une telle banalité pour le commun des citadins qu’à aucun moment le passant n’y prête attention, et permet ainsi de choisir des points de vue difficilement réalisable avec un appareil moderne (quel photographe saint d’esprit oserait abandonner son reflex pendant des heures voir toute une nuit). Exprimer le point de vue d’une caméra de vidéosurveillance était donc possible.

Dans un premier temps les sténopés sont fixés discrètement à tout types de supports dans la rue (poubelles, gouttières, panneaux de signalisations…) et laissés à l’abandon pendant des heures, en essayant d’anticiper les actions futures, les éventuels mouvements créés par l’homme qui pourraient imprimer la pellicule.
Si les pionniers de la photographie avaient utilisé ce mode de prise de vue ils auraient obtenus des rues désertes sans traces humaines, l’homme n’imprime pas la pellicule mais les objets modernes lumineux et réfléchissants qu’il déplace ( voitures, telephones portables…) témoignent de son passage.

 

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